Syndrome du chiot/chaton dépérissant : qu’entendre par là ?

Nous avons donné cette année plusieurs présentations sur la néonatalogie à travers tout le pays. Chacune d’entre elles a été l’occasion pour moi de dire un mot sur le fameux « syndrome du chiot/chaton dépérissant ». Et certainement pas comme on pourrait s’y attendre ! En effet il m’est arrivé au cours des dernières années de prendre part plusieurs fois à des discussions avec des éleveurs qui me racontaient comment ils avaient perdu des chiots/chatons à cause de ce fameux syndrome. Celui-ci est en effet souvent perçu comme une maladie à part entière, une menace qui peut soudain frapper un chenil/chatterie et entraîner la perte de certains – voire même dans le pire des scénarios, tous – les chiots/chatons d’une portée. Ainsi à chaque fois dans la présentation je posais la question suivante : «  Pouvez-vous m’expliquer ce qu’est ce fameux « syndrome du chiot/chaton dépérissant » qui fait peur à tout le monde ? ». A chaque fois, j’avais une avalanche de réponses (même si nous discutons des sujets très sérieux, ces présentations sont censées être interactives et amusantes, aussi suis-je toujours heureux de voir l’audience réagir de la sorte). De façon intéressante cependant, il y avait foule de réponses différentes !

Une expression pour de nombreuses causes possibles

 

En commençant à lire ce blog, vous vous être peut-être demandé (j’espère !) pourquoi celui-ci démarre avec l’image d’une boîte en carton. Tout simplement parce que, pour moi, c’est ce à quoi le terme « syndrome du chiot/chaton dépérissant » fait référence : une boîte où l’on met toutes les causes possibles et imaginables qui peuvent conduire à de la mortalité néonatale. J’ai souvent l’impression que nous utilisons ce terme quand nous n’avons pas la moindre idée de ce qui se passe réellement (on tombe alors dans la catégorie dite « idiopathique », un mot certes très élégant mais qui signifie en fait que nous n’avons pas pu déterminer ce qui était à l’origine des symptômes observés).  Le « syndrome du chiot/chaton dépérissant » correspond à des difficultés à se développer normalement. Dans un précédent post, je vous avais dit que s’il y avait quelque chose de primordial à avoir dans la maternité d’une chatterie ou d’un chenil, c’était une balance. Je le réitère ici : suivre la prise de poids d’un chiot ou d’un chaton nouveau-né est de loin la meilleure façon de surveiller au quotidien son état de santé. Si malheureusement ils se mettent à perdre du poids, de nombreuses causes seront à considérer. Le schéma ci-dessous vous présente les principales causes de ce « syndrome du chiot/chaton dépérissant » qui peuvent être observées en chenil et chatterie.

 

Des cas toujours un peu frustrant

 

Vous comprenez maintenant pourquoi je n’aime pas utiliser ce terme “syndrome du chiot/chaton dépérissant” (même si je dois l’admettre je l’ai déjà utilisé quelques fois dans ce post !). C’est là juste une opinion personnelle, je pense que ce terme porte souvent à confusion car il ne désigne pas directement la cause initiale du problème. Je comprends néanmoins pourquoi son usage est si fréquent. Quand malheureusement nous avons à faire à des problèmes de mortalité néonatale en chenil ou chatterie, ces cas sont souvent très frustrants car pas toujours facile de déterminer la cause du problème.

J’espère de tout cœur que vous n’aurez jamais à y faire face (mais restons réaliste : en élevage canin ou félin, c’est malheureusement quelque chose auquel on peut être confronté un jour ou l’autre).  Au cas où cela surviendrait, parlez-en à votre vétérinaire le plus vite possible. Il existe des façons d’approcher ce type de situations et il est pour le coup important de récolter des échantillons aussi vite que possible. Autopsies, histologie, bacteriologie, PCRs sont autant d’examens qui peuvent être envisagés pour tirer si possible la situation au clair. En chenil et chatterie, il me semble important d’essayer de comprendre ce qui se passe. C’est ainsi que l’on pourra bâtir une stratégie adaptée pour se prémunir dans le futur…

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