L’échographie génitale nous permet aujourd’hui de clairement visualiser ce qui se passe au niveau de l’utérus chez la chienne et chez la chatte de reproduction. Comme je l’ai mentionné dans certains de mes précédents posts du coup, certainement aujourd’hui un des meilleurs outils à notre disposition en reproduction des carnivores domestiques. Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, cette technique nous permet de détecter la présence de liquide dans l’utérus (à l’échographie, les liquides apparaissent noir : sur la photo ici cette zone est surlignée en bleu).

Liquide dans l’utérus : 1ère hypothèse=pyomètre mais…

 

Quand nous voyons ce type d’image, notre première hypothèse est généralement un pyomètre (ça serait la mienne en tout cas !). Rappelez-vous, pyomètre= pus dans l’utérus et du coup, c’est exactement l’image que l’on verra sous échographie. Cependant, je ne vous apprendrai rien en vous disant que vous éleveurs êtes souvent prédisposés à rencontrer des situations plutôt rares… Aussi est-il bon à savoir que du liquide dans l’utérus ne signifie pas systématiquement pyomètre et que parfois, on peut en fait se retrouver face à une maladie très différente appelée mucomètre. 

Mucomètre = mucus dans l’utérus. Le mucus est stérile et à la différence du pus, ne contient donc aucune bactérie. Par conséquence, l’expression clinique est pour le coup totalement différente. Si un pyomètre sera inévitablement assortis de signes cliniques (pertes vulvaires notamment), les mucomètres seront pour leur part généralement totalement asymptomatiques. C’est pour cela que bien souvent les mucomètres sont des découvertes fortuites lors d’une chirurgie de convenance ou lors d’un examen échographique parceque l’animal était présenté pour infertilité….

Mucomètres: on peut les traiter

 

Comme mentioné dans un de nos precedent post, les pyomètres correspondent toujours à la combinaison d’une infection bactérienne et d’un environnement hormonal prédisposant. Dans le cas des mucomètres vous avez compris qu’il n’y a pas de composante bactérienne (le mucus étant stérile). La composante hormonale est elle aussi absente. A la différence des pyomètres, les mucomètres ne sont pas directement reliés à la présence d’hormones sexuelles. Dans mon expérience, je n’ai jamais réussi à traiter des chiennes souffrant de mucomètre avec les alternatives médicales qui fonctionnent si bien sur les pyomètres.

Il y a encore beaucoup à apprendre sur les mucomètres (aucun doute sur le fait que les pyomètres sont beaucoup plus fréquents, du coup très peu de données sont disponibles actuellement) mais :

-          Nous savons qu’il est possible de les traiter (le but est de retirer le liquide de l’utérus et aujourd’hui grâce au TECT c’est quelque chose de tout à fait envisageable, voir mon précédent post ici )

-          Au moins dans mon expérience, toutes les chiennes que nous avons traitées ont par la suite porté.

Les mucomètres sont loin d’être les affections utérines les plus fréquentes chez les chiennes/chattes de reproduction, mais comme je le dis toujours, lorsqu’on est éleveur, le risque de croiser ces cas rares est beaucoup plus élevé. Toujours bon d’avoir quelques notions sur le sujet !

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