[BLOG] Cellulite juvénile du chiot : 16 choses à savoir quand on est éleveur canin

La préparation d’une série de webinars nécessite beaucoup de travail… mais qui s’avère toujours être une expérience enrichissante. Dans la phase initiale de production, je retourne à ce que j’ai appris durant les années où j’enseignais : collecter les données, les analyser et les intégrer dans la trame du futur webinar. C’est en préparant notre prochaine série que j’ai découvert à quel point les problèmes de peau étaient fréquemment diagnostiqués sur les chiots de moins d’un an. Et au hasard de la lecture d’un article sur la dermatologie en pédiatrie vétérinaire, j’ai pu en apprendre davantage sur une maladie appelée cellulite juvénile. Aussi connue en anglais sous le nom de « puppy strangles ». 

 

Il m’est arrivé par le passé de recevoir des questions sur ce sujet. Et voilà que cet article de 2016 décrivait sur plus de trois pages les choses essentielles à savoir sur cette affection ! J’ai pris - beaucoup - de notes pour pouvoir les partager si jamais de nouvelles questions m’étaient posées. Et maintenant qu’elles sont organisées, il me semblait intéressant de les convertir en blog. Comme dit le proverbe : «  Mieux vaut prévenir que guérir. » A mon avis, rien de mieux que connaître de quoi il s’agit pour y être mieux préparé. Ci-dessous, mes 16 points clés !

 

#1 « Puppy strangles » est le terme que les éleveurs utilisent le plus souvent pour désigner la maladie (et je dois bien avouer que la première fois que je l’ai entendu, je ne savais pas trop de quoi il s’agissait… mais mettons cela sur le compte du fait que je suis à l’origine Français). En médecine vétérinaire, la maladie est désignée sous le terme de « cellulite juvénile », « pyodermite juvénile » ou «  dermatite juvénile stérile granulomateuse ». 

 

#2 Point important : en 2016, on ne sait toujours pas qu’ est-ce qui cause cette maladie chez le chiot. 

 

#3 Il n’y a pas de prédisposition raciale avérée, même si certains auteurs spéculent que certaines races (Setter Gordon ; Teckels ; Golden Retriever) sont sur-représentés. Certains pensent qu’il pourrait exister un effet lignée. De la même façon, cette maladie touche en égales proportions mâles et femelles.

 

#4 L’hypothèse d’une cause immunitaire a été évoquée. Aucun agent bactérien/viral n’a pu être mis en évidence. 

 

#5 Pour résumer : cette maladie correspond à une pure inflammation de la peau. Il n’y a pas de cause infectieuse sous-jacente, et ce même si plusieurs chiots de la même portée sont affectés. 

 

#6 Les chiots affectés ont généralement entre 3 semaines et 4 mois. 

 

#7 En termes de signes cliniques : la maladie commence généralement par un œdème de la face (qui touche particulièrement le museau et le pourtour des yeux). Des pustules (=boutons contenant du pus) se développent au départ mais laissent rapidement place à des lésions croûteuses. 

 

#8 Ces lésions vont conduire à des pertes de poils, une induration de la peau et par la suite à une ulcération des parties affectées. 

 

#9 La progression de ces lésions conduira à la formation de zones hypo- ou hyperpigmentées. L’inflammation cutanée va endommager les follicules pileux, conduisant à la formation de cicatrices sur la face, le menton et le museau. 

 

#10 50% des chiots affectés ont de la fièvre, ne mangent pas et sont léthargiques. La maladie est considérée comme une urgence vétérinaire, le pronostic vital de l’animal pouvant potentiellement être engagé.

 

#11 Bien évidemment, il y a d’autres maladies qu’il faudra écarter pour pouvoir confirmer qu’il s’agit bien d’une cellulite juvénile. Le diagnostic différentiel comporte des infections bactériennes de la peau (=pyodermites), une démodécie sévère (infection causée par le parasite Demodex canis) ou une dermatophytose sévère (=teigne). 

 

#12 Ce qui aide le vétérinaire dans son diagnostic est qu’il s’agit ici d’une maladie suppurative stérile. Cela signifie que quand ils regardent de plus près le pus présent dans ces lésions, il ‘y a pas de traces de bactéries ou de parasites. Celui-ci apparait comme un phénomène purement inflammatoire, sans cause infectieuse associée. 

 

#13 Le traitement de choix est basé sur l’utilisation de corticoïdes spécifiques. 

 

 #14 Une amélioration clinique rapide (dans la semaine qui suit) est généralement observée. Une chute rapide de la température et un retour de l’appétit sont généralement le signe que le bon traitement a été administré. 

 

#15 Le pronostic est donc généralement favorable mais malheureusement les cicatrices et la perte de poils dans les régions les plus sévèrement affectées sont monnaie courante. Une hyper- ou hypopigmentation de la peau peut également s’observer suite à l’inflammation.

 

#16 Il n’existe à l’heure actuelle aucune donnée qui supporte l’origine héréditaire de la maladie. Il n’y a également aucune donnée qui laisse suggérer que cette maladie marque une prédisposition à développer des maladies immunitaires à l’âge adulte.

J’espère que cela pourra vous être utile ! N’hésitez pas à partager vos expériences sur le sujet si vous en avez, je suis sûr que c’est quelque chose qui sera bénéfique à notre communauté ! 

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