[BLOG] Césarienne planifiée et risque de dystocie chez la chienne

La mise-bas d’une chienne est souvent l’un des moments les plus stressants auquel sera confronté un éleveur de chiens. L’espèce canine est en effet décrite comme « polytoque » (= les chiennes donnent naissance à plusieurs petits) et du coup, le déroulement de la mise-bas sera toujours source d’interrogations. Difficile d’être sûr en effet que tout se déroulera correctement !   J’avais précédemment écrit un blog sur les facteurs de risque à prendre en considération pour évaluer le risque de dystocie (=difficulté à mettre bas) chez la chienne.

Voici le lien vers celui-ci si vous souhaitez vous y référer:

Mise-bas chez la chienne: à risque... ou pas?

Quand le risque semble élevé, il faudra alors opter pour une approche raisonnée pour optimiser la survie des fœtus. Et un outil intéressant dans ce contexte : les césariennes planifiées (ou « électives »).

Ce qu’il faut comprendre ici : la date de la césarienne est déterminée à l’avance (pendant la gestation de la chienne) et l’opération est réalisée avant que la mise-bas naturelle n’ait commencé.

Celles-ci présentent de multiples avantages :

- Elles sont réalisées durant la journée, quand tout le staff technique de la clinique vétérinaire est disponible. Quand nous réalisions ces procédures chirurgicales, nous avions toujours 2 chirurgiens, 1 anesthésiste (le poste le plus important lorsque l’on fait une césarienne !) et une équipe complète pour la réanimation des chiots. C’était un vrai bonus comparé aux césariennes effectuées en urgence, qui surviennent souvent la nuit (2 chiennes sur 3 mettent bas la nuit) quand le staff technique est pour le coup limité.

- Elle est réalisée avant que la chienne n’ait commencé à mettre bas : pour le coup, il n’y a pas encore de stress fœtal, donc aucun besoin de se précipiter. Le stress relié à cette opération est moindre, aussi bien sur la chienne que sur l’équipe vétérinaire.

- Les études montrent que lorsque toutes les conditions sont réunies, le taux de survie néonatale est excellent. Dans une étude que mon ancienne équipe a publiée en 2009, le taux de mortalité néonatale après césarienne planifiée était de 2.6%.En comparaison, dans des conditions d’urgence, les taux de mortalité néonatale varient de 20 à 40%.

La planification du moment de la césarienne est l’élément le plus critique, et sa détermination est clairement plus facile lorsqu’un suivi de chaleur a été réalisé. Pour plus de détails techniques, n’hésitez pas à consulter directement l’étude sur le sujet.

Aucun doute pour le coup : la planification des césariennes est un outil très intéressant. Petite mise en garde cependant : voilà un outil qui a été conçu pour optimiser la survie néonatale. Gardez bien à l’esprit que ce n’est en aucun cas un substitut à la mise-bas naturel. Cet outil doit être réservé uniquement aux chiennes où le risque de dystocie est réel.

Si vous avez des histoires, des questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire. Il me tarde de les lire et si besoin d’y répondre ! 

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