La première fois que j’ai entendu parler d’angiostrongylose canine, c’était il y a environ une dizaine d’années. J’étais alors étudiant à l’Ecole Vétérinaire de Toulouse, et durant un cours de parasitologie, notre professeur nous avait parlé de ce parasite qui était assez fréquent dans le Sud de la France dans la vallée de la Garonne… C’est honnêtement à peu près tout ce dont je me souviens : j’ai par la suite quitté Toulouse pour aller travailler à l’Ecole Vétérinaire d’Alfort, Paris, et pour me concentrer sur la reproduction canine et féline. Je dois bien avouer que je ne me suis plus repenché sur ce parasite…

Et puis je suis arrivé au Canada. Durant un séminaire en parasitologie, j’entends alors quelque chose sur un parasite qu’on appelle le « French Heartworm ». Apparemment celui-ci n’était jusque à présent pas décrit en Amérique du Nord mais pour lesquels « des cas ont été récemment détectés à Terre-Neuve ». Son nom : Angiostrongylus vasorum. Hum, intéressant, ai-je pensé! Je suis donc retourné voir mes notes, ainsi qu’un article scientifique récemment publié sur le sujet. Ce n’est pour l’instant pas un problème majeur en Amérique du Nord, mais comme toujours mieux vaut prévenir que guérir, aussi ai-je pensé qu’il pourrait toujours être utile de partager mes notes à ce sujet !

-          De plus en plus de cas d’angiostrongylose canine sont rapportés en Europe. Plusieurs hypothèse sont avancées : facteurs climatiques (comme souvent, le réchauffement climatique est suspecté), présence de réservoirs dans la faune sauvage (principalement des renards mais j’imagine que tous les canidés peuvent être infectés, et ici les coyotes pourraient s’y rajouter) et augmentation des déplacements des chiens et de leurs propriétaires.

-          La parasite causant la maladie est Angiostrongylus vasorum. Chez les animaux infectés, ll va se loger dans le cœur droit et les artères pulmonaires.

-          Un animal infecté présente généralement des signes respiratoires, associé éventuellement avec des atteintes neurologiques ou des problèmes de coagulation.

-          La sévérité des symptômes varie grandement: si certaines formes peuvent être sévères, des nombreux animaux sont totalement asymptomatiques.

-          L’infestation survient suite à l’ingestion de mollusques terrestres (limaces, escargots) qui sont des hôtes intermédiaires du parasite.

-          Le parasite est excrété de façon intermittente dans les selles. Par conséquences, des analyses de selles doivent être réalisées pendant 3 jours consécutifs pour pouvoir généralement poser un diagnostic.

-          Des traitements sont décrits dans la littérature scientifique, mais doivent être administrés quotidiennement durant parfois plus de 4 semaines

-          Bonne nouvelle : la larve ne survit pas longtemps dans l’environnement (3 jours à 3 semaines) et requiert un hôte intermédiaire pour contaminer le chien, la maladie n’est donc faiblement contagieuse.

Du coup, cette maladie n’est pas encore un gros problème dans notre pays. Mais les chenils, comme vous le savez, restent des environnements prédisposés. Aussi mieux vaut être au courant a minima, ce ne sera jamais de trop !

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